Le palmarès
2026
Le Grand Prix du FIFALP

Lovin Karma
De Johnny Burke et Andrew Hinton
C'est l'aboutissement de notre palmarès. Tous les films récompensés cette année portent un message fort, mais celui-ci s'est imposé comme une évidence. Dans un monde souvent marqué par les fractures et les incertitudes, Tashi and the Monk offre une véritable lueur d'espoir.
Pendant douze ans, les réalisateurs ont suivi le quotidien d'un orphelinat niché dans les contreforts de l'Himalaya indien, fondé par l'ancien moine bouddhiste Lobsang Phuntsok. Inspiré par les enseignements du Dalaï-Lama, il a créé un refuge où des enfants profondément marqués par le deuil, la violence ou l'abandon retrouvent peu à peu un chemin vers la confiance.
Au cœur du récit se trouve Tashi, une jeune fille au tempérament explosif, arrivée au refuge avec un passé douloureux. Au fil des années, son évolution est bouleversante. En devenant à son tour une figure protectrice pour les plus jeunes, elle incarne cette conviction simple et universelle : l'amour, la tendresse et le sentiment d'appartenance ont le pouvoir de transformer des vies.
Au-delà de son histoire singulière, le film devient une métaphore de nos propres existences. Nous sommes toutes et tous un peu Tashi. Les choix que nous faisons, les liens que nous tissons et la solidarité que nous offrons aux autres façonnent notre avenir. Sans jamais tomber dans le sentimentalisme, Tashi and the Monk nous rappelle avec une immense justesse que l'humanité, la bienveillance et l'amour peuvent encore changer le monde.
TOUS LES PRIX
Prix spécial du Jury : Silver, de Natalia Koniarz (Pologne, Norvège, Finlande)
« Rarement un film n’incarnera autant le qualificatif "spécial" du Prix spécial du Jury. Une œuvre sensorielle et immersive, au cœur d’une réalité connue, mais jamais filmée comme cela. Le tout avec une grande sobriété. Une claque visuelle. »
Diable d’Or catégorie « Verticale » : Chimères Patagones, de Guillaume Broust (France)
« Une narration impeccable. Des trouvailles en termes d’images d’animation. Un film joyeux, drôle, qui donne de l’énergie. Le regard piquant d’un trio féminin audacieux. »
Mention spéciale catégorie « Verticale » : Grimper vers la lumière, de Matthieu Fournier (Suisse)
Malentendant depuis l’âge de 5 ans et aveugle depuis ses 35 ans, Roland Lugon-Moulin trouve, après des périodes sombres, son bonheur dans la grimpe. Il ressent le mur qu’il arpente et, accroché à la roche, ne ressent plus ses handicaps. Il se raconte avec une bonne dose d’humour et sans fard.
Diable d’Or catégorie « Culture du monde » : Le sang et la boue, de Jean-Gabriel Leynaud (France, Allemagne, Congo)
« Un film tourné sur la durée (sept ans). Une thématique située à l’étranger mais qui nous concerne toutes et tous, et qui nous renvoie à notre propre réalité quotidienne. L’envers du décor de notre consommation digitale effrénée. »
Mention spéciale catégorie « Culture du monde » : Run Again, d’Alexis Berg (France)
« Un film qui raconte cette montagne britannique que l’on connaît mal. Pourtant, cette culture est profondément ancrée dans l’ADN britannique, entre alpinistes, réalisateurs et festivals. Un parcours intérieur porté par une superbe bande-son. »
Diable d’Or catégorie « Nature et environnement » : Glaciers, enquête sur une disparition, de Judith Rueff et Pierre-Olivier François (France)
« Nous avons choisi de primer l’urgence de l’information. Un film nécessaire, didactique et douloureux. Mais tellement actuel. Il devrait être diffusé dans toutes les écoles tant tout y est expliqué avec une grande clarté. »
Diable d’Or catégorie « Exploration et aventure » : Peuples en sursis, de Cédric Tassan (France)
« Un film de fou. Une aventure au sens le plus pur du terme. Tourné dans des régions rarement visitées d’un pays très fermé, l’Afghanistan, il offre des images qui donnent des frissons. Nous saluons le courage de Cédric Tassan. »
Diable d’Or catégorie « Court métrage » : Kronoschock, d’Ignasi Lopez (Espagne)
« Un résumé parfait de l’histoire de l’alpinisme. Un court métrage créatif, artisanal, plein d’humour. Quelques minutes magistrales. »
Prix des Jeunes : Snow Leopard Sisters, de Sonam Choekyi Lama, Andrew Lynch et Ben Ayers (Népal, Royaume-Uni)
L’histoire inspirante d’une amitié entre deux femmes dans un coin reculé de l’Himalaya. Deux protectrices du léopard des neiges parcourent des paysages à couper le souffle. L’une d’elles, âgée de 17 ans, tente d’échapper à un mariage forcé. En filigrane, la quête du mythique léopard des neiges.
Prix de la narration : Misol-Ha, de Julien Monges, Gaspar Martinez-Aldama et Aleksander Bens (Suisse)
Un véritable road movie où six amis partent au Mexique à la recherche d’une immense cascade perdue dans la jungle du Chiapas afin d’y réaliser un saut en eaux vives. Entre obstacles physiques, défis mentaux, amitié et passion obsessionnelle, ils découvrent que leur objectif dépasse tout ce qu’ils avaient imaginé.
Prix du Public : Better up There, de Mathis Dumas (France)
Film-portrait de Léo Slemett, champion de freeride. La montagne lui a tout donné, mais elle lui a aussi tout pris. En poursuivant ses rêves et en repoussant sans cesse ses limites, il apprend à vivre avec les drames qui ont marqué sa vie. Un récit puissant sur la résilience, le deuil et l’amour inconditionnel de la montagne.
Prix Erhard Loretan (Prix de la Direction) : K2, Chasing Shadows, de Hugo Clouzeau et David Arnaud (France)
Benjamin Védrine se lance dans son plus grand défi : gravir le K2 sans oxygène et à un rythme exceptionnel. Derrière cette performance sportive se dessine une quête profondément intime, où l’alpiniste affronte autant ses propres limites que celles imposées par la montagne.